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Far West népalais, direction le Kailash (trek)...1/5

Traversée du Népal - Suivez les retours du Yéti...
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Far West népalais, direction le Kailash (trek)...1/5


En cette année 2018, j'avais décidé de rendre visite au Kailash. Cette montagne sacrée interdite à l'alpinisme. Sacrée pour les :
  • Bouddhistes
  • Bön
  • Indouistes
  • Jaïnistes
C'est déjà pas mal...
Et pour tous les autres c'est un lieu attractif pour se rendre compte de l'importance des pèlerinages, mais aussi plus simplement pour la beauté du lieu. Le Kailash, ce n'est pas rien...

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Mais, je ne voulais pas arriver, pour effectuer la kora, en voiture, j'avais en tête un bon trek pour rejoindre Hilsa et la frontière tibétaine. Idée qui était née durant mon repérage dans le Far West népalais. Dans ces régions peu documentées, le repérage est l'unique moyen de découvrir de nouveaux itinéraires. De ce fait, je complète les cartes népalaises avec la mise en place de ce nouveau réseau de sentiers.


Le printemps est le seul moment où l'on peut traverser la frontière. A l’automne le PC chinois a son congrès, et toutes les frontières de cette région sont fermées.
En cette saison, il y a l'opportunité de participer à la Sagadawa (anniversaire du Bouddha), mais je n'avais pas choisi cette date. Je le ferai certainement un jour, mais pas cette année...
Mais avant, il a d'abord fallut convaincre tout le monde que je connaissais l'itinéraire pour pouvoir débuter. Et ce n'est pas si simple. En général, la nuit porte conseil, mais en parfois elle porte " déconseil ", et le matin le muletier a abandonné et la moitié des porteurs sont absents...c'est un classique du Népal.
Comme l'année dernière je suis passsé à Chala
C'est le dernier village avant d'attaquer le sauvage. Un départ vers les kharkas et les vallées isolées.

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Chala ne possède pas de terrain de camping. Je ne connais pas de village plus raide, tout n'est que pente. Même les champs semblent être attirés par le bas de la vallée. C'est donc sur les toits plats des maisons que nous montons le campement. Nous avons laissé la kharka de Loita pour rejoindre ce village, le dernier avant Yansi gompa, à une encablure du poste frontière.
La vallée qui mène au camp de base du Saipal (7031m) doit être remontée pour atteindre le dernier camp possible avant la montée infernale. Droit dans la pente, mais sur un terrain meuble. La récompense est au bout de l'effort, un magnifique lac proche du camp. Encore pris par les glaces, il est plus impressionnant qu'en septembre...

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J'ai beau expliquer que je suis déjà passé par là, le muletier se précipite pour monter au col et vérifier que celui-ci est exploitable pour ses mules. Revigorer par la découverte d'un sentier, avec l'aide d'autres porteurs, ils érigent un cairn monumental, impossible d'hésiter sur le col dorénavant...Le névé qui semblait barrer le passage n'est là que pour la décoration...

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Une fois basculé dans la vallée qui nous amène au glacier du Phirankoph, nous changeons complètement d'univers.
Les vallées se font plus serrées, plus profondes. Plus aucun village à l'horizon. Les kharkas règnent en maître. Elles sont vides pour l'instant, mais elles font partie des passages obligés qu’effectueront les bergers durant leur 3 mois de transhumance. Mieux vaut ne rien oublier, le ravitaillement est très complexe...
Des ramasseurs de plantes font une apparition miraculeuse. Ils arrivent de Yansi gompa, nous leur soutirons quelques informations sur le meilleur col pour rejoindre ce village.
A première vue, il y en a 4...beaucoup plus que prévu.
J'essaie de les engager, le seul hic c'est qu'ils demandent l'équivalent de 10 jours de salaire pour une seule personne. Peu importe, on devrait y arriver avec ou sans eux. Vous vous doutez bien que l'on a réussi...
Je dois abandonner ma première idée, celle du col au fond de la vallée. Il y a trop de neige, il va vraiment falloir privilégier l'automne pour ce bout du bout du Népal.

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J'ai eu beaucoup de chance cette année de passer pour rejoindre Hilsa et la frontière tibétaine. Mieux vaut ne pas tenter le diable une seconde fois. Ce n'est pas bien grave, j'ai encore une autre idée en tête...

Pour ce premier épisode, je vous laisse donc au pied du col salvateur, celui qui permet de franchir une immense dorsale pour basculer dans le bassin versant de la Karnali. C'est tout de même la plus longue et large rivière du Népal et l'un des plus larges affluents du Gange. Longue de 917 km elle prend sa source à 3962 m d'altitude sur le plateau tibétain près du lac Manasarovar. Elle devient un symbole que l'on va rejoindre, puis la suivre vers notre destination, non loin de sa source : le Kailash.

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Mais avant, je reçois une très mauvaise nouvelle de la part de mon correspondant népalais qui s'occupe de nos visas pour le Tibet. Tout le monde a eu le fameux sésame requis, sauf moi. il va être tout de même compliqué d'encadrer un groupe sans être présent. Parfois, je maudis ces satanés Chinois et leur logique aberrante. Je suis allé au Pakistan le mois précédent, plus la présence d'autres pays musulmans sur mon passeport, donc refus, je peux me gratter.

Allez, on fait jouer tous les contacts possible, et le visa est obtenu à la dernière minute. Ça m'a coûté les deux bras, mais avais-je le choix ?
On se retrouve au prochain épisode, direction la Karnali.

Laurent

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