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Pakistan : trek Baltoro - Gondogoro la - Troisième partie

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Pakistan : trek Baltoro - Gondogoro la - Troisième partie


Un aller-retour sur le Baltoro ?
Aussi beau soit-il, j'ai toujours préféré éviter de revenir sur mes pas.
Cela tombe bien, il y a un itinéraire qui a été ouvert depuis 1986, celui qui consiste à emprunter le col du Gondogoro pour rejoindre le village de Hushe et ainsi Skardu. Point de passage obligé pour Islamabad.

Tout se joue depuis Concordia. Si l'on se rend à Ali camp ( le dernier camp avant le col du Gondogoro ) et que l'on décide de ne pas couper le Gondogoro pour cause de mauvais temps (par exemple), il faut savoir que l'on n'a plus assez de jours pour rentrer en temps et en heure à Skardu.
C'est donc un vrai dilemme que de choisir cette option. La météo n'est pas toujours stable dans cette région du Pakistan. Surtout si vous prenez un peu de neige la veille et que le ciel est partiellement couvert...

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Qui plus est le glacier de Vigne n'est pas qu'une partie de plaisir. Si vous avez beaucoup de neige, vos chances sont plutôt bonnes. Idem s'il est complètement sec. Car le principal problème se situe au niveau des crevasses avant de rejoindre Ali camp.

Cette année, il restait beaucoup de neige, mais il faisait tout de même assez chaud. Il était nécessaire de partir tôt pour profiter du gel des ponts de neige. Vous savez, ces trucs qui vous empêchent quand ils sont solidifiés de vous faire goûter le fond d'une crevasse...
Malgré tout, nous n'avons pu éviter de patauger dans l'eau en mettant le pied sur le glacier. L'eau s'infiltre rapidement entre la neige et le glacier à proprement dit. Elle se mélange avec la neige et forme de grands lacs indécelables. C'est assez déplaisant d'avoir de l'eau jusqu'au niveau des genoux, avec les chaussures pleines d'eau lorsque l'on sait que le lendemain, il faudra partir à minuit et que les chaussures ne sont pas sûres d'être sèches...

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Ali camp
C'est un lieu à part. Un petit coin rocheux où l'on a parfois tendance à s'entasser les uns sur les autres, tant la place est prisée. Mais c'est un passage obligé pour le départ qui se précise le lendemain...

Petit déjeuner, si l'on peut l’appeler comme cela, vers 23h30, puis départ à minuit, ou plus tard, selon votre forme. Plus tôt, cela frise le ridicule. Nombre de groupes arrivent au col trop tôt, et ne profitent pas du lever de soleil sur le K2. C'est aussi un peu pour cela que l'on est là, non ?

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La traversée du glacier Vigne Ouest ne pose pas vraiment de problème, surtout si la neige a serré dans la nuit. Puis viens le moment où l'on se trouve au pied de la rampe de montée. Dernier effort (long) pour passer ce col et se libérer du retour par Askole.
La rescue team de Hushe s'occupe de sécuriser la montée ainsi que la descente. Des cordes de tous types vous orientent continuellement. Pas besoin de poignée Jumar, il vous sera demandé de ne pas l'utiliser. Les cordes n'y résisteraient pas sur la saison.
Bon, bah alors, une longe, ça suffira ? Oui, il faut se le dire...
Gondogoro la
Après avoir bien sillonné entre les séracs, évité les crevasses (merci la rescue team), c'est sur un large plateau que tout le monde se retrouve. La vue porte loin.
D'un côté en maître des lieux, le K2 domine tout et les Gasherbrum viennent fermer l'horizon. De l'autre côté c'est le Laila peak qui nous sollicite.
Une fois le soleil sur le K2, il est temps de redescendre vers le fond de la vallée que l'on découvre de l'autre côté du col.
La pente est raide et peut impressionner, il faut le savoir.
Prussik, machard...oui pour un certain temps. Jusqu’au moment où la rescue team viendra vous expliquer que vous êtes trop lent, et que vous allez former un embouteillage...
Allez, retour à la longe de base, plus simple. Mais il faut rester très vigilant, sans coller une n'est pas une option, loin de là.
Il faudra aussi surveiller vos arrières, au-dessus tout le monde n'est pas toujours concentré et pierres et blocs de glace peuvent avoir l’envie de venir vous rencontrer. Casque obligatoire, mais pas toujours suffisant...

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Une fois en bas, on a beaucoup plus de temps pour admirer le paysage. Un petit coin pour pic-niquer et c’est la détente absolue. Encore un dernier effort et le camp de Khuspang nous accueille près d'un petit lac dans une ambiance bucolique face au Laila peak, la nouvelle star de ce trek.

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Fin...
La descente vers Saisho puis Hushe est reposante. Le sentier est large et bien marqué. Nous parcourons tous les étages de végétation pour retrouver les premiers champs cultivés qui marquent l’approche du village de Hushe.
Une petite grillade arrosée de coca (pays musulman tout de même...) et nous retrouvons les véhicules qui nous projetteront sur les routes pakistanaises, direction Skardu.

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De là deux options :
  • La KKH (Karakoram Highway)
  • Le vol direct pour Islamabad
A vous de choisir, ou pas ;-).


Le Pakistan rouvre doucement au tourisme. Il ne faut donc pas hésiter à venir découvrir les plus belles montagnes du monde, dixit mon ami Pierre Neyret.
Mais le Pakistan ne peut pas se résumer à ses seules montagnes, il y a beaucoup plus à découvrir.

A vous de faire le premier pas...

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